Anne-Marie Porras signe une trajectoire singulière dans l‘univers de la Danse Jazz Contemporaine. Son travail s’est enrichi auprès de chorégraphes, comme l’Américain Walter Nicks et les allemands Ingeborg Liptay et Jörg Tanner. Ces œuvres s’inspirent de thèmes universels et sont modulées par une gamme d’énergie tantôt éclatante tantôt feutrée. Ces créations ont tourné partout en France et toutes ont bénéficié d’un accueil international tant en Afrique que dans les Caraïbes, ou encore dans l’Océan Indien.
« Plaine des Sables » raconte une histoire d’hommes chevaux. Les musiques évoquent les steppes, le chamanisme. Les lumières sont dans des contre-jours lunaires. Le décor est bâti à partir d’estampes représentants des cheveux. On ne sait pas trop si l’histoire est celle d’hommes animaux ou simplement l’évocation d’initiation totémiques.
Les sauts sont magnifiés, la musculature est au centre de l’expression. Mais Anne-Marie Porras a dépassé les limites de la danse jazz, l’intériorité du danseur est travaillée.
Ce n’est pas la première fois qu’Anne-Marie Porras évoque les ambiances tribales et chamaniques. « Plaine des Sables » à énormément d’arguments pour satisfaire plusieurs publics. D’une part celui qui apprécie les danseurs virtuoses, les démonstrations de force et d’élégance. D’autre part, le public plus attaché aux espaces intérieurs, aux recherches poétiques et sensibles. Elle mérite de rencontrer un très large public. |