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Résonnance, Esprit Baroque à St Pierre
Le vendredi 31/10/2008
Après 2 saisons consacrées essentiellement à la musique allemande, avec notamment « la passion selon Saint Jean » de Jean-Sébastien BACH en 2007, cette année Résonances convie le public à un voyage à travers l’Europe, au cœur de la musique baroque.
En associant dans un même programme une œuvre rarement interprétée et une œuvre aussi célèbre que populaire, nous vous invitons à découvrir 2 compositeurs qui ont, chacun à leur façon, marqué leur époque :Jean-Joseph CASSANEA DE MONDONVILLE : grand motet « in exitu Israel »Georg Friedrich HAENDEL : « Dixit Dominus »
Ce programme prestigieux permettra au public de découvrir, que ce soit à travers la fougue de MONDONVILLE ou la puissance dramatique de HAENDEL, l’immense richesse de l’âge baroque.
PROGRAMME :
Georg Friedrich HAENDEL
(1685- 1759)
Né en Allemagne le 23 février 1685, Haendel est sans doute le plus cosmopolite des compositeurs de l’époque. Précoce virtuose de l’orgue, il compose dés 1705 ses premières œuvres lyriques et part pour l’Italie où il se familiarisera avec l’opéra italien.En 1711, il part à Londres, dirige en 1719 l’académie royale de musique et fait découvrir aux londoniens de nombreux opéras italiens.A partir de 1739, il se consacre à l’oratorio religieux qu’il adapte au goût britannique. Ayant perdu la vue en 1752, il cessera de composer mais improvisera à l’orgue jusqu’à sa mort en 1759. Considéré par les britanniques comme un musicien anglais, il fut inhumé à l’abbaye de Westminster. D’une incroyable fécondité, Haendel marque son oeuvre de sa forte personnalité : c’est un composé de tous les styles de son temps, arias italiennes, danses françaises, fugues allemandes, contrepoint anglican. Haendel fond tous ces éléments au creuset de son inspiration propre, en vue de la meilleure efficacité dramatique.
DIXIT DOMINUS (1707)
C’est au cours de son voyage en Italie que le jeune Haendel, âgé de 22 ans, compose ce motet en 1707. Haendel prouve son étonnante capacité d’assimilation du style italien dans ce motet de jeunesse qui fait partie de ses oeuvres les plus célèbres et les plus jouées, et dont il reprendra les éléments dans nombre de ses anthems et oratorios anglais. Faisant presque exclusivement appel au chœur, l’écriture puissamment expressive de ce motet préfigure les grandes fresques chorales à venir.
Jean-Joseph CASSANEA DE MONDONVILLE ( 1711- 1772)
Né à Narbonne le 25 décembre 1711, Jean-Joseph CASSANEA DE MONDONVILLE s’impose d’une part comme violoniste virtuose et d’autre part comme compositeur de grands motets avant de faire ses débuts à Paris en 1738 au Concert spirituel dont il deviendra codirecteur en 1748, puis directeur et chef d’orchestre de 1755 à 1762. Parallèlement, il poursuit une carrière de compositeur de musique profane et s’adonne à la composition d’opéras. Après 10 années marquées par une diminution de sa productivité créatrice, il meurt à Paris le 8 octobre 1772. L’esthétique de Mondonville, quoique très redevable à la culture française, se définit par une synthèse des courants italiens, français et germaniques, plus encore dans sa production religieuse que profane. En ce sens, son style préfigure le classicisme naissant. Seuls 9 grands motets sont connus à ce jour sur les 17 composés entre 1734 et 1758.
IN EXITU ISRAEL ( 1753 ? )
« In exitu Israël » a été composé vers 1753 et exécuté pour la première fois lors de la messe royale les 15 et 17 juillet 1753. Son succès fut immédiat. Si le psaume 113 se prête à l’image musicale, Mondonville évite une illustration infantile au premier degré, sans doute grâce à son expérience de la scène lyrique qui apporte à cette œuvre la puissance dramatique d’un oratorio. Luynes, dans ses mémoires, trouve qu’il est « le plus beau morceau de musique qui se soit fait et le plus touchant », tandis que l’abbé Joannet dans le journal chrétien, en 1759, s’enthousiasme pour la qualité descriptive de la musique. Ce motet, très redevable à l’écriture dramatique profane, représente sans doute l’une des plus belles réussites de Mondonville dans le domaine religieux.
Direction musicale - Jean-Marc Andrieu
Né en 1957, Jean-Marc Andrieu poursuit ses études musicales au CNR de Toulouse où il obtient rapidement les premiers prix de flûte à bec, musique de chambre et solfège, suivis par trois certificats d’aptitude : professeur de flûte à bec, direction de chœur et directeur de conservatoire. En 1986, il crée un ensemble instrumental baroque à Toulouse qui deviendra en 1991 l'Orchestre Baroque de Montauban. Il se voit également confier la direction du chœur départemental de Tarn-et-Garonne. Il enseigne au stage international de musique baroque de Barbaste depuis 1988 et a mis en place un stage de chant choral à Monflanquin axé sur l'interprétation de la musique baroque française. Il est actuellement directeur de l'école nationale de musique et de danse de Montauban. En tant que chef d'orchestre et chef de chœur, il est régulièrement invité tant en France qu'à l'étranger (Espagne, Pays-Bas et Hongrie) pour diriger des programmes et enregistrements de musique baroque ou lyrique. En 2003, il intervient à La Réunion comme chef de chœur au cours d'un stage de chant organisé par Résonances. Séduit par la qualité du travail de l'ensemble vocal, il décide de participer à l'aventure et dirige les concerts de la messe "Assumpta est Maria" de Charpentier en novembre 2004. Ce partenariat va se poursuivre en 2005 et 2007où il dirige les 5 concerts de « La Passion selon Saint Jean » de JS BACH.
Résonances : l’esprit baroque
Créé par Valérie Mathis en 1996, le chœur est constitué d’une trentaine de chanteurs amateurs, motivés par le plaisir de chanter, de partager une passion, d’améliorer leur technique vocale et également par le désir de découvrir la beauté et l’étrangeté de la musique baroque. Valérie Mathis s’attache à dispenser aux choristes un enseignement fait de passion, de rigueur et de qualité. Un travail assidu tout au long de l’année associé à des stages de formation dirigés par des professionnels de renom, contribue à l’évolution et à la réussite de l’ensemble vocal Résonances. Depuis maintenant 11 ans, grâce à un programme annuel de concerts, Résonances propose au public des représentations toujours plus séduisantes et fidèles à l’époque baroque, en costumes d’époque et accompagnées par un orchestre baroque professionnel jouant sur instruments anciens. Les passages solistes sont effectués par des chanteurs professionnels de métropole qui se joignent au chœur.
Eblouis par tant de couleurs et bercés par des sonorités encore peu écoutées à la Réunion, les spectateurs sont immédiatement plongés dans «l’esprit baroque »
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Lieu |
Divers |
| Infos | Lieu : Eglise de Terre Sainte
Heure : 20h00
Plein tarif : 17€
Enfant -12 ans : 14€
Etudiant : 14€ |
Genre |
Concert |

Votre
place avec Otebiyé
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Vu |
246 fois |
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