Robyn Orlin est née en 1955 à Johannesburg d’un père Lituanien et d’une mère danseuse polonaise émigrés en Afrique du sud avant la Seconde Guerre mondiale. Après une formation de danse classique, elle part à la fin des années 1970 étudier la danse contemporaine à Londres, et fait des études d’art visuel à Chicago entre 1990 et 1995. Elle débute sa carrière de chorégraphe en 1980. Ses thèmes de prédilection ont directement à voir avec les drames qui ont parcourus et continuent de traverser son pays. Le contexte politique, culturel et social de ce pays d’Afrique nourrit son art et rend nécessaire, vital, le surgissement d’une parole artistique engagée. Ses pièces sont ainsi des questionnements incessants, des provocations, des invitations à réagir ou à penser ensemble ; elles bouleversent alors les habituelles esthétiques de l’art chorégraphique. Car Robin Orlyn se veut avant tout artiste et se soucie peu des frontières : elle mêle dans ses spectacles danse, théâtre, performance, vidéo, cabaret, comédie musicale… le tout avec humour et radicalité, clin d’œil et références populaires. Les spectateurs sont parfois amenés à participer de manière interactive au spectacle. Elle revisite également de manière humoristique les grands classiques de l’art occidental. Longtemps perçue comme l’enfant terrible de la danse sud-africaine avant sa reconnaissance en Europe au début des années 2000, elle reste convaincue que « l’art ne sert à rien, s’il n’est pas en prise avec le réel ». |