Succès 2006, deuxième saison : la rencontre entre Freud et Adolf (Hitler 20 ans) à Vienne entre 1909 et 1913
Un jeune homme pauvre, loqueteux, qui survit misérablement dans un Asile, étudie le dessin à l’école des Beaux-arts de Vienne. Il n’a qu’un chien errant comme compagnon, à l’égal des jeunes clochards que nous croisons dans nos rues Parisiennes aujourd’hui.
Ce garçon qui vient de fêter ses vingt ans rencontre un autre jeune homme, brillant et beau, héritier de cette fameuse aristocratie Viennoise qui s’étourdie de Valses et de luxe. Mais, voilà, ce jeune homme riche a un gros problème, il est antisémite.
Le psychanalyste Jung trouve alors très intéressant de l’envoyer consulter son maître, Freud, un vieux compte à régler sans doute à propos d’une certaine idée de l’inconscient. Ces deux jeunes gens vont ainsi se confronter ensemble à tous les aspects de la société viennoise et se forger quelques idéaux définitifs. Le jeune homme pauvre s’appelle Adolf… Adolf Hitler et nous pensons d’un bout à l’autre de la pièce à la suite de l’histoire…
Les scènes alternent brèves, longues, sérielles. Le contenu, toujours surprenant parfois brillant, joue de correspondances, provoque l’intelligence des reconnaissances et des évocations… Puisqu’on connaît la (triste) suite de l’histoire, on a peur de comprendre l’inavouable :
Au moment de la plus grande intelligence peuvent jaillir (comme fécondés ?) les germes de la barbarie la plus vile : la xénophobie paranoïaque.
Vienne 1913 est un chœur symbolique qui, comme un phare, éclaire ces « détails » qui appellent notre vigilance. |