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Beton, Lesquelin et Hossanee C’est à la galerie d’art « 13 bis » de Saint Pierre que l’exposition « passerelle » dévoile l’univers des artistes réunionnais André Beton et Charlie Lesquelin, ainsi que celui de l’artiste mauricien Saïd Hossanee.« Passerelle », c’est avant tout la réunion de deux artistes créoles et d’un mauricien. Cette exposition itinérante largue ses amarres à La Réunion après un séjour réussi à Maurice en Juillet. En septembre, elle naviguera jusqu’en Thaïlande où la rejoindra un artiste malaisien et un autre thaïlandais. Cette rencontre culturelle et identitaire se ressent parfaitement dans les œuvres exposées. Toujours dans le même esprit de vulgarisation de la culture identitaire, Saïd Hossanee nous dévoile des œuvres très colorées, qui éveillent nos sens à l’instar de la simple évocation de l’île sœur dans l’imagerie populaire. « Passerelle est avant tout une rencontre insulaire, nous offrons tous les trois aux spectateurs une vision de notre culture » commente Saïd Hossanee. Cette vision mauricienne est particulièrement réussie, ces couleurs chaudes et parfois même extravagantes nous font découvrir des paysages mauriciens transfigurés par l’imaginaire de l’artiste. Pour André Beton, la démarche est plus abstraite. Sur un support papier confectionné en Thaïlande, l’artiste inscrit des poèmes qu’il recouvre par la suite de peinture. Difficile de décrire de telles œuvres, et heureusement que vous pouvez contempler aux côtés de cet article différentes photos. La démarche d’André Beton ne laisse pas indifférent, et on aime à contempler ces longues tranches de papier aux côtés des autres œuvres plus conventionnelles. « Avant j’étais un vrai peintre » s’amuse à me dire André Beton lorsque je lui demande si cette nouvelle forme que revêt son art s’inscrit dans une suite logique de son travail. « C’est inconscient. Un matin je me réveille et j’ai envie de voir ce que je peux faire avec ce stock de papier que j’avais ramené de Thaïlande il y a quelques années. Mais une fois exposé, que je les regarde, et bien ça me donne envie de les reprendre de nouveau ». Rien ne semble donc être figé dans l’univers si particulier d’André Béton. Article de Jack EnKo, publié le 16/08/2006 Catégorie culturel
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