|
Rougail rock Une première ! 3 jours de rock consécutifs à La Réunion. Le festival Rougail Rock avance d’année en année un peu plus avec cette fois trois dates répartie sur l’île, et une programmation internationale. Retour sur le concert du vendredi soir au Bato Fou.Dans les coulisses, l’euphorie est à son comble. La bande des Burning Heads nous confie n’avoir pas cru tout de suite ce contact de la part du Bato Fou qui voulait leur faire faire 11 000 kilomètres pour trois dates à La Réunion. « Se retrouver là, c’est hallucinant » déclare Pierre, chanteur et guitariste du groupe. Quant on leur demande comment s’est passé la première des trois soirées la veille au Palaxa, le groupe nous fait part du manque de public. « Mais le concert était tout de même excellent. L’accueil à La Réunion est vraiment super ». Il déclareront d’ailleurs sur scène peu de temps après qu’ils espèrent que lorsque des groupes réunionnais iront jouer en métropole qu’ils bénéficieront d’un tel accueil. Pour l’heure, c’est La Réunion qui va profiter de leur présence sur scène. Le groupe nous fait part de leur future tournée au Japon, ainsi que de la sortie de leur prochain album avant la fin de l’année qui sera fidèle à leur style punk-rock, avec des textes comme à l’accoutumée en anglais. « L’anglais sonne mieux pour notre style, et puis c’est plus simple pour nous d’écrire dans cette langue. Mais si les gens font l’effort de traduire, ils trouveront des textes qui ne sont pas forcément vide de sens. Ça nous permet aussi de mieux s’exporter. Si on écrivait en français, on n'irait peut-être pas au Japon ». Ça y est, le concert commence, et c’est Thermoboys, groupe rock de chez nous qui ouvre le bal. Grosse distorsion à la guitare, un batteur nerveux qui roue de coup son instrument, une basse puissante qui enfonce le clou, l’âme du rock propre au festival Rougail plane déjà au Bato Fou. Ce trio aux allures de Sonic Youth, balançant des riffs grunges et enchaînant des morceaux intelligents et très bien ficelés, donne déjà à ce concert des allures de grand moment qu’il ne fallait pas rater. Pourtant, étonnant, même fichtrement hallucinant, la salle du Bato n’est pas pleine comme à son accoutumée. Comment se fait-il que les amoureux des sons puissants, des riffs rageurs, des mélodies électriques ne soient pas plus en nombre venu applaudir ThermoBoys, pogoter sur Burning Heads et slamer sur Thérapy ? Le mystère reste entier… Deuxième pause, une ou deux bières pour se remettre, et c’est reparti de plus belle avec Thérapy ? Mesdames et messieurs, le trio d’Andy Cairn sur scène, en chair et en os sur scène. Le son est gros, très gros, et lorsque le groupe entame son deuxième morceau, « The knives », la foule exulte. Le groupe va ainsi enchaîner vieux et nouveaux tubes, de « Isolation » à « Happy People » sans oublier d’en dédicacer un à Magnus, Ze fan de Thérapy ? qui a fait le déplacement depuis la Norvège pour venir les voir ! Les organisateurs du Bato Fou, en apprenant la chose, lui ont fait le cadeau d’un pass backstage pour qu’il puisse enfin rencontrer ses idoles en vrai. Magnus n’aura pas fait le voyage pour rien, surtout que cette mascotte d’un soir fut enrôlé par le public pour monter sur scène se lancer dans la foule. Thérapy ? qui remplit des stades dans le monde entier se retrouve ce soir là dans la salle du Bato Fou de Saint Pierre à La Réunion. Peu importe ! ils sont là pour jouer, s’amuser, et ne cesse de congratuler le public d’adjectifs tels « amazing people » et d’autre « beautifull island ». Leur musique n’a pas pris une ride, toujours aussi incisive dans les riffs, et mélodieuse dans les tours de chants. Après un rappel où le groupe délivrera son tube planétaire « Nowhere », ils quittent la salle dans un triomphe d’applaudissement amplement mérité. Les décibels ont donc été au rendez-vous ce soir là au Bato Fou, plus que le public, mais peu importe. Les absents n’ont jamais eu aussi tort que ce vendredi soir. Il ne reste plus qu’à attendre patiemment l’édition 2008 du Rougail Rock made in La Réunion qui devrait à n’en pas douter nous réserver encore bien des surprises. Article de Jack EnKo, publié le 09/04/2007 Catégorie culturel
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||