L'île
de La Réunion, à la fois région et département
français d'outre-mer, île ultrapériphérique
de l'Union Européenne, compte une population de 839 500 habitants au 1er janvier 2011. Le PIB annuel est de 14,9 milliard d'euros en 2010,
générant le pouvoir d'achat par habitant le plus élevé
de tout l' Océan Indien. La population est particulièrement
jeune, 41 % ayant moins de 25 ans.
L'île bénéficie de toutes les infrastructures
portuaires, aéroportuaires, routières et de télécommunications
de niveau européen, ce qui la place au premier rang dans
la zone en matière d'équipement.
L'économie réunionnaise est caractérisée
par un secteur primaire dominé par la culture de la canne
à sucre, fortement subventionnée, un secteur secondaire
dont la principale valeur ajoutée est fournie par l'industrie
agroalimentaire, et un secteur tertiaire devenu principal employeur
de l'île (services administratifs et marchands).
SECTEUR PRIMAIRE
Agriculture
et pêche, contribue à hauteur 2 % du total de la
valeur ajoutée.L'agriculture est dominée par la
culture de la canne à sucre qui occupe la moitié
de la surface agricole utile. Les autres cultures sont de type
vivrier (marché local) ou tournées vers l'exportation
(culture de fruits tropicaux, de vanille, de fleurs) avec encore
un grand potentiel de croissance. Le secteur de la pêche
industrielle connaît un développement particulier
depuis 1992, avec un succès avéré pour
l'exportation de produits à haute valeur ajoutée
en direction des marchés européens et asiatiques.
Ce dernier secteur recèle aussi un potentiel de développement
exceptionnel pour les prochaines années.
SECTEUR SECONDAIRE
SECTEUR TERTIAIRE
(13 % de la valeur
ajoutée) est dominé par le secteur des industries
agroalimentaires, suivent le BTP (bâtiments travaux publics),
la production énergétique, enfin les industries
manufacturières. Le secteur de l'agroalimentaire, soutenu
par une croissance démographique et des succès
à l'exportation, recèle encore un potentiel de
croissance
Encore dominé
par la distribution, connaît un nouvelle répartition
des parts avec une croissance importante des services hôteliers.
Le tourisme occupe une grande place dans ce secteur. De plus après la crise du Chikungunia en 2006 qui a fortement affecté l'activité touristique, la fréquentation est repartie à la hausse en 2007.
(430
000 touristes en 2000, puis 471 268 touristes en 2011 ). Ajoutons
qu'il s'agit en grande partie d'un tourisme
d'affinité, d'un type très différent
de l'île sœur, Maurice.
L'économie de La Réunion connaît toutefois un
taux de chômage important, ce qui mobilise l'ensemble des autorités
publiques et motive un système de soutien à l'initiative
privée très important.
Ce taux élevé s'explique par la structure démographique
; si le dynamisme de l'économie réunionnaise a pour
conséquence la création de 3 000 emplois (salariés) par an, cela
ne saurait suffire à absorber une population de 9 000 jeunes
qui entrent sur le marché du travail dans la même période.
L'étroitesse du marché local et l'existence de débouchés
pour les produits réunionnais amènent de plus en plus
les entreprises réunionnaises à se tourner vers l'export.
Depuis quelques années, les exportations réunionnaises
sont en progression en tonnage et en valeur. Elles se sont élevées
à 253 milliers de tonnes en 2000 (+44 % par rapport à
1995), et ont représenté 227 millions € (soit +43
%). Les produits exportés se sont diversifiés : outre
l'activité sucrière, des activités telle que
la pêche se sont imposées comme des valeurs sures à
l'exportation.
Après une baisse des exportations réunionnaises en 2008 et 2009, les exportations repartent à la hausse en 2010. On note, ainsi une augmentation de 12,3% des exportations de marchandises en valeur, ce qui correspond à 227 millions d'euros.
La Réunion possède un réel potentiel
à l'export dans la zone océan indien, où elle
exporte son savoir-faire, mais également à l'international.