Les engagés

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Les Engagés

Les engages
En 1848, après l’annonce faite de l’abolition de l'esclavage le 20 décembre par le gouverneur Sarda-Garriga , La Réunion pense retrouver sa main d’œuvre grâce aux esclaves affranchis. Mais beaucoup de laxisme de la part de ces derniers, fait que les anciens colons tentent de trouver une nouvelle main d’œuvre en engageant des travailleurs étrangers.

Chinois, arabes, malgaches, Polynésiens, Australiens, Indiens, toutes les ethnies vont être essayées par les colons qui malgré l’abolition de l’esclavage vont rechercher une main d’œuvre sur les mêmes critères que précédemment : bon marché, abondance, et docilité. L’Afrique et Madagascar répondent très bien à ces exigences, ainsi que la côte malabar de l’Inde. Entre 1848 et 1885, ce seront des dizaines de milliers d’individus qui seront ainsi importés sur l’île. Mais bientôt apparaîtra la question de savoir si ce nouveau marché de l’emploi ne serait pas pour ainsi dire une nouvelle forme de traite. Pour répondre à cette question sensible, le gouvernement français interdira les recrutements africains puis indiens. Mais en réalité, si les affranchis avait été traités en réels citoyens et non pas en paresseux et inutiles dès l’instant où ils sont devenus libres, peut-être alors auraient-ils continués à travailler pour leur ancien maître devenu patron. Mais ces derniers le plus souvent continuent à traiter leurs ouvriers comme des esclaves. Tout ceci explique parfaitement pourquoi les affranchis ont refusés pour la plupart de continuer leur ancien travail d’esclave sous prétexte qu’ils étaient libres, notion alors toute relative. On va donc se tourner vers la main d’œuvre étrangère. En 1830, une première tentative d’enrôler des étrangers pour travailler sur l’île avait eu lieu, mais s’était soldée par un échec. Les colons deviennent alors engagistes, ce qui n’est pas sans faire penser à leur ancienne qualité d’esclavagiste. Ils vont se tourner en premier lieu, comme par réflexe, sur l’Afrique et Madagascar. L’idée d’immigrant européen fut rejetée tout net, car ils auraient probablement eu des revendications salariales bien au-dessus des pays pauvres qui bordent l’Océan indien. Une autre difficulté est de faire comprendre le principe de l’engagement aux africains et aux malgaches, que si on les embarque encore sur des bateaux pour aller travailler ailleurs que chez eux, c’est en tant qu’hommes libres et volontaires. De même, comment être sûr pour les engagistes que lorsque les bateaux (dont le confort est à peine amélioré depuis leur ancêtre les négriers) arrivent remplis de travailleurs engagés, que certains n'ont pas été tout bonnement arrachés à leur village par des trafiquants d’esclaves qui sévissent encore ? Les recruteurs sur place sont le plus souvent pas très regardant sur l’origine des travailleurs qu’on leur amène. Pour essayer de pallier à ces problèmes est organisé le « Rachat préalable ». On rachète aux trafiquants les esclaves, on les affranchis pour ensuite les engagés et les amener sur l’île travailler. Cette pratique sonne tout de même comme de l’esclavagisme, mais pour l’époque elle semblait être une œuvre véritablement humanitaire, puisqu’on délivrait du joug de l’esclavage les noirs pour les amener à la liberté. Mais quoi qu’en dise les défenseurs du « Rachat préalable », sa pratique favorise en retour l’esclavagisme en Afrique. Les critiques commenceront à fustiger Napoléon III dès 1857 avec l’affaire du « Charles et Georges », paquebot transportant des travailleurs engagés mais dont les portugais affirment qu’il s’agit d’esclaves. En 1859, avec la révolte sanglante des soi- disants travailleurs engagés, à bord du « Regina Caeli » l’Angleterre à son tour jette le discrédit sur ces pratiques françaises. Napoléon III met fin alors à l’immigration africaine en 1859. En 10 ans, de 1849 à 1859 ce sont 30 000 travailleurs africains et malgaches qui auront ainsi été amenés à La Réunion.

Depuis 1849 les engagistes peuvent aller chercher de la main d’œuvre en Inde, mais peut le font, tout bonnement car les indiens sont moins apprécié que les africains. Le nombre des engagés entre 1851 et 1860 fluctuera d’années en années entre 1 000 et 9 000. De plus, bien souvent à la fin de leur contrat (maximum de 5 ans) les indiens, contrairement aux africains et aux malgaches, rentrent chez eux. En 1860 est créé la Commission spéciale d’Immigration qui est chargée de contrôler les navires d’immigrants. De plus, elle annonce la possibilité dès 1860 de pouvoir engager des travailleurs chinois. Mais ces derniers n’obtiennent pas les grâces des engagistes qui ne les trouve pas assez docile. Après l’interdiction en 1859 de l’immigration africaine, en 1861 se sont plus de 20 000 immigrants indiens qui sont importé à La Réunion. Mais les années 60 vont être sujette à une crise économique qui ralentira l’immigration de travailleurs engagés. De plus, les problèmes économiques des colons ne leurs permettent pas de répondre aux quelques exigences de leurs travailleurs indiens. De ce fait, les indiens vont faire part de leur mécontentement au Consul anglais. L’Angleterre oblige à la France en 1882 à lui permettre de venir enquêter sur place. Elle constate alors des fautes graves, et que ses ressortissants indiens sont pour la plus part dans le plus grand dénuement. Elle oblige alors la France à faire des réformes sur la loi d’immigration et sur le traitement des indiens à La Réunion. Un tollé se fait entendre chez les colons, et l’Angleterre prend alors une mesure sévère : elle interdit tout bonnement les français à venir chercher des engagés en Inde. L’immigration massive est alors terminé. Plus d’africains, plus de malgaches, et désormais plus d’indiens.

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