1725 : Les premieres constructions en dur a la reunion

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1725 : Les Premieres Constructions En Dur A La Reunion

1725 les premieres constructions en dur a la reunion
Très vite, l’habitat va évoluer d’autant plus que le matériau, disponible à volonté, permet tous les renouvellements et modifications possibles. Avant la fin du 17ème siècle, des descriptions de l’île Bourbon(île de la reunion) font état de deux types de cases, les différences sociales s’établissant. Les commentaires mentionnent la présence de petites cases en tiges de lataniers couchées, recouvertes de feuilles du même arbre, et de grandes cases en madriers de bois de natte, plus dur, recouvertes aussi en feuilles de lataniers.

Tout cela reste sommaire, mais n’en dénote pas moins une progression par rapport aux paillotes en torchis et chaume. La conception se résume à un empilement d’arbres de même longueur et grosseur, les uns sur les autres.

Bien que les dimensions de ces maisons annocent déjà les débuts d’une hiérarchie sociale, aucune n’est construite pour durer, d’autant plus que le savoir faire des charpentiers de Marine va surtout se développer au 18ème siècle.

Un inventaire remis au Roi en 1707 par la Compagnie des Indes fait état de ruines et de délabrements partout. Ceci entraîne une nouvelle campagne de constructions, en particulier de bâtiments militaires. Ce phénomène de précarité de l’habitat restera toujours dans la tradition réunionnaise. Un nouvel inventaire de 1824 constate encore un état général de délabrement des édifices.

Il faut attendre le premier quart du 18ème siècle pour voir s’élever les premières constructions en dur, essentiellement des entrepôts de la Compagnie des Indes, des batteries militaires de protection et des lieux de culte. Bien souvent bâtis par des ouvriers inexpérimentés en la matière, ces édifices auront une durée d’existence très courte. La dissémination de la population sur l’île n’avance guère puisqu’il n’y avait encore que trois villages (Saint-Denis, Sainte-Suzanne et Saint-Paul).

La tradition de la construction en bois se maintient, et s’enracine même de plus en plus. Les conditions sociales ou matérielles n’ont rien à voir là-dedans puisque les grands planteurs continueront à travers les siècles à bâtir, quasi exclusivement en bois, des demeures pour autant somptueuses.