1767 : La fin de la Compagnie des Indes

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1767 : La Fin De La Compagnie Des Indes

1767 la fin de la Compagnie des Indes
Un changement radical dans la société insulaire, aussi bien pour l’île de France (l’île Maurice) que pour Bourbon (île de la Réunion), se produit en 1767, année de la faillite de la Compagnie des Indes, entraînant le rachat des îles par l’Administration Royale. Si la Compagnie s’était intéressée de façon superficielle au développement des îles, concentrant ses projets autour du rendement, il en est autrement de l’Etat.

Il faut rappeler qu’en cette deuxième moitié du 18ème siècle, l’empire colonial français est au plus mal : Pondichéry, vitrine et fierté de la France dans l’Océan Indien, a été prise et entièrement rasée par les Anglais. Ainsi, les Mascareignes feront l’objet de soins attentifs traduits aussitôt par un développement économique, donc d’infrastructures, qui jusque-là leur faisaient défaut. Jusqu’à la Révolution, on voit plus de chantiers à Bourbon que depuis le début de la colonisation.

L’Administration Royale, représentante directe d’un pouvoir beaucoup moins contestable que celui de la Compagnie des Indes, met en place des réglements bien plus stricts concernant la construction. Dès 1769, sur l’île de France (île Maurice) une prescription interdit de bâtir en ville des maisons en charpentes doublées ou bordées de planches ou de palissades. Dans les rues, les maisons doivent être en pierre et la couverture en terrasse ou en charpente couverte de tuiles est privilégiée au bardeau.

A Bourbon, les régles seront moins strictes (pour l’Administration Royale, l’île à l’époque, représentait un intérêt moindre), il faudra attendre 1792 pour qu’une ordonnance contre les incendies interdise la couverture en paille et impose la construction en pierre en centre-ville. C’est pourquoi on peut plus aisément placer dans le temps les quelques bâtiments en bois du 18ème siècle subsistants, avant 1770. ils ont, de plus, le linteau cintré, mode caractéristique du style Louis XV dont le règne couvre la plus grande partie de l’histoire de la Compagnie des Indes.