1770 : Le debut d urbanisation a Saint Denis de la reunion

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1770 : Le Debut D Urbanisation A Saint Denis De La Reunion

1770 le debut d urbanisation a Saint Denis de la reunion
S’il est vrai qu’au début du 19ème siècle sont lancés des travaux urbains, c’est la fin du 18ème qui donne au cœur historique de Saint-Denis son visage définitif. On a souvent tendance à considérer que le grand ensemble de bâtiments administratifs et de magasins au bord de la mer, formant la vieille ville, est hérité de la Compagnie des Indes. Il est vrai que la disposition, et surtout la forme des bâtiments, n’ont guère changé depuis cette époque. Mais il ne faut pas négliger le rôle de l’Administration Royale qui a fixé la fonction du quartier, beaucoup plus que la Compagnie des Indes, et l’a considérablement aménagé.

Car en dehors de loge du Gouverneur, à proximité de laquelle la Compagnie a bâti son ensemble de bureaux et de magasins, il n’y a guère d’urbanisme en maçonnerie. Le bord de mer est doté de batteries, de corps de garde et de hangars de la Marine. Le reste de la ville de Saint-Denis est constitué de maisons en bois éparpillées sur les concessions sans règle et surtout non alignées. C’est donc sur cette trame ébauchée par Mahé que l’Administration Royale va greffer sa politique d’urbanisme.

Le nouveau plan établit par Banks entre 1772 et 1774, homologué en 1777, est encore aujourd’hui, bien que modifié par Legentil en 1777 et par Ribet en 1808, celui du centre-ville du Saint-Denis d’aujourd’hui. Actuellement, la cité présente toujours ce réseau de rues de largeur presque identique autour d’emplacements urbains souvent carrés. En fait, ce plan est typique de ceux établis pour les colonies. Sieur Banks avait prévu des places publiques et des jardins et le jardin colonial, qu’il crée à l’autre bout de la ville en 1770, tient lieu quasiment de monument central.

Ce jardin existait sous le nom de « Camp de Lorraine » mais Crémont, en appliquant les projets de Banks, lui donne le visage que l’on connaît encore aujourd’hui. Placé à l’opposé du « vieux carré » du 18ème siècle du bord de mer, et relié à lui par les rues de la Victoire et de Paris, artères principales, le jardin est le seul pôle d’équilibre de la ville. Les grands planteurs l’avaient bien compris, qui ont bâti tout au long de la rue de Paris, les demeures coloniales les plus cossues de Saint-Denis, faisant de l’artère et des environs, les quartiers riches et décideurs de la ville.