17eme siecle : Les balbutiements de l architecture coloniale

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17eme Siecle : Les Balbutiements De L Architecture Coloniale

17eme siecle Les balbutiements de l architecture coloniale
Un compte-rendu de voyage en 1721, signale que les quatre principales agglomérations sont Saint-Paul, Saint-Denis, Sainte-Suzanne et Sainte-Marie, ce qui indique la création d’une nouvelle « ville ». Mais surtout ce même rapport estime la population à 3 600 personnes dont 2 000 esclaves. Avec l’introduction de la culture du café en 1715, la population a plus que triplé et désormais, les esclaves dépassent en nombre les habitants « libres ».

Les lieux de culte :

Jusqu’en 1725, les rapports ne signalent aucun édifice public construit en pierre. L’église de Saint-Paul fait figure d’exception, mais elle disparaîtra assez rapidement, victime de malfaçon. Lors de son arrivée, Régnault fait bâtir des chapelles dans les trois agglomérations existantes. Il s’agissait visiblement d’édifices précaires car il n’en reste plus que quelques traces.

La première chapelle de l’île est décrite en 1665 comme « une grande case surmontée d’une croix ». Cet édifice situé au vieux Saint-Paul dure une centaine d’années puisqu’il est figuré sur toutes les cartes anciennes jusqu’en 1763. Quand les habitants quittent leur ancien quartier pour s’implanter sur les sables, ils édifient une autre chapelle à l’emplacement de l’église actuelle, peut-être même avant 1677. Elle est rasée en 1708, et lui succède en 1709 une autre église mais fut victime d’un incendie en 1777, date à laquelle est bâtie l’église actuelle de Saint-Paul.

A Saint-Denis, une église qualifiée de « paillote » daterait d’avant 1680 et fût construite en l’honneur de Saint-Denis. Toujours avant la fin du 17ème siècle, une église fût construite en « dur », dédiée à Saint-Louis et existe toujours au début du 18ème siècle. Située derrière la Préfecture, elle servit au culte jusqu’en 1746, date à laquelle la nouvelle église des Lazaristes (les Lazaristes en avait construit une en 1743) entraîna sa désaffection. Elle est reconvertie en magasin de canonnier, ce qu’elle était encore en 1772. Ceci souligne le caractère multi utilitaire des édifices à la Réunion (île Bourbon). En fait, la rareté des constructions en maçonnerie en font des abris recherchés, et tout au long de l’histoire de l’île, de nombreuses bâtisses verront leur attribution changer. Les exemples les plus fameux sont les magasins de la Compagnie des Indes. Avec des aménagements, ils feront par la suite des résidences de Gouverneurs, une Préfecture ou des Hôtels de ville tout à fait convenables.

En ce qui concerne Sainte-Suzanne, qui reçoit son premier habitant en 1667, une église fût construite dans le dernier quart du 17ème siècle. Cependant, il s’agirait plus d’une « cahute » que d’une église. Il faut attendre 1729, pour voir une église construite en pierre.

De ces premiers lieux de culte, un seul a subsisté jusqu’à aujourd’hui : la chapelle du Rosaire située à Saint-Louis est restée jusqu’en 1856, le seul établissement culturel de la commune. La conservation de la chapelle jusqu’à nos jours tient presque du miracle, du fait de sa médiocre qualité, dans une île régulièrement soumise à des cyclones ravageurs.

Les matériaux évoluent :

Dès le début du 18ème siècle, la paille étant passée de mode, n’est plus la couverture fréquemment utilisée. Le bardeau s’est naturellement étendu à la majorité des constructions.