1850 a 1860 : les commerces

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1850 A 1860 : Les Commerces

1850 a 1860 les commerces
La décennie comprise entre 1850 et 1860 a été pour les planteurs, une période de faste sans précédent, leur permettant d’édifier de somptueuses demeures. La ville proprement dite a bénéficié moins nettement de leur largesse. Ces grandes familles, implantées généralement en milieu rural, possèdent en fait peu de biens immobiliers dans les cités.

Ce sont les commerçants et négociants, intermédiaires incontournables pour l’accès aux marchés métropolitains, qui ont pignon sur rue à Saint-Pierre et à Saint-Denis. Le côté ostentatoire ayant rarement été dans leurs habitudes, le tissu urbain ne connaîtra pas d’équivalent à ce que sera l’épanouissement de la grande case coloniale. Néanmoins, si la trame urbaine est beaucoup moins marquée par cette évolution, elle conserve tout de même des traces indéniables de cet enrichissement.Nous avons vu juste précédemment que le phénomène du balcon ouvragé a connu un fort engouement pour les immeubles mixtes (habitation et commerce).

Mais il existe encore des exemples qui témoignent de ce soin apporté à un bâtiment à usage strictement commercial. L’un d’entre-eux, est situé juste devant l’ancien Hôtel de ville de Saint-Denis. Malgré le volume relativement moyen de l’édifice, pas d’étage, il a été l’objet d’une reprise en plein cintre, alors que les angles aux extrémités sont terminés par deux longs pilastres semblant soutenir une petite corniche donnant l’illusion d’une terrasse, mais dissimulant en fait, un toit à une pente. Ce commerce est intéressant car, malgré sa faible superficie, il est représentatif de cette nouvelle approche de l’architecture qui, enfin en milieu urbain, allie fonctionnalité et ornementation. Cet exemple va d’ailleurs s’imposer puisque la plupart des édifices élevés à cette époque, vont reprendre ce modèle de l’arc en plein cintre et du pilastre dont la cohabitation était jusque-là inconnue.