1850 a 1860 : les glorieuses a la reunion

architecture reunion,architecture ile reunion,architecture case créole,architecture creole

1850 a 1860 : les glorieuses a la reunion architecture reunion,architecture ile reunion,architecture case créole,architecture creole

1850 A 1860 : Les Glorieuses A La Reunion

1850 a 1860 les glorieuses a la reunion
L’activité sucrière connaît sa première expansion entre 1820 et 1830, une grande progression entre 1830 et 1850 et une explosion sans précédent de 1850 à 1860. La deuxième phase est probablement la plus importante car elle coïncide et même dirige une évolution architecturale logique de l’île, y compris au niveau des grandes cases coloniales.

Après 1850, avec la combinaison de la suppression de l’esclavage, d’une immigration nouvelle massive et d’un enrichissement inouï de la classe possédante, on assistera à une modification très nette de l’environnement urbain. Par contre, entre 1830 et 1850, l’expansion économique progressive permet une continuité dans l’urbanisation, aidée en cela par une politique de construction publique aux références encore empreintes de néo-classicisme.

Si les grands planteurs privilégient leurs demeures comme vitrine de leur fortune, leur patrimoine immobilier urbain est aussi en plein accroissement. Lié à celui des négociants, il participe à l’extension des villes. C’est de plus, un capital facilement revendable dans une colonie où les fortunes s’édifient rapidement. Lors de cette seconde période du développement sucrier, le commerce de détail prend son envol. Cette nouvelle typologie s’imposera sur les grands entrepôts de négoce, et connaîtra très peu de moments de régression. Elle traverse la crise sucrière et assure la victoire de l’architecture en dur, sobre et fonctionnelle de l’Administration Royale sur le somptueux style néo-classique, en bois, des grands colons.

Celui-ci n’ayant pas résisté ni à la crise et par conséquent, par manque d’entretien, ni aux éléments naturels.