Antoine Bertin

Culture Reunion

Antoine Bertin Culture Reunion

Antoine Bertin

antoine bertin

Avec Evariste Parny, il fut le premier poète réunionnais. Ses poèmes romantiques conte souvent la nostalgie qu’il a de l’île, notamment avec ses amours pour une jeune femme créole comme lui.

Né à Sainte Suzanne en 1752, il est le fils d’un écuyer anobli par Mahé de Labourdonnais en 1704. Il est donc noble, et communément appelé « Chevalier de Bertin ». Son père l’enverra donc dès 1761, à l’âge de 9 ans, en métropole pour parfaire son éducation comme tout bon enfant de la noblesse. Très bon élève, il deviendra en 1777 écuyer du Comte d’Artois, ce qui lui ouvrira les portes de la cour à Versailles. Ses bonnes manières et ses belles paroles feront de lui un des préféré des Marie-Antoinette.
Il loge avec plusieurs autres poètes (dont Evariste Parny) dans un endroit aux abords de Paris qu’ils nommèrent « la Caserne ». Ce lieu d’épanouissement spirituel, est également quelque peu un lieu de débauche. Sa poésie est alors plus faite de badinage que d’une réelle profondeur lyrique. C’est grâce notamment à la compagnie de Parny qu’il va donné un nouveau sens à sa poésie, tout d’abord en publiant « Amours », un recueil de poèmes de trois volumes qui raconte ses amours avec une jeune femme venu également de l’île Bourbon. Ses amours se solderont par de l’amertume, et Bertin s’épanchera alors sur le thème de l’amant malheureux, soit du pur romantisme 40 ans avant son heure de gloire.
A partir de 1784, les belles heures de « La Caserne » sont révolues, et il commence à être également malade et pauvre. En 1788, après une rupture, il décide de quitter la France pour Saint Domingue. Il y mourra en juin 1790.


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