Alexis HK au Kabardock

En dernière date de son périple réunionnais, Alexis HK, après le bato fou et le palaxa, s'est produit au Kabardock.

Alexis HK au Kabardock

Alexis HK au Kabardock culturel


En dernière date de son périple réunionnais, Alexis HK, après le bato fou et le palaxa, s'est produit au Kabardock.

Enfin un courageux ! Même pas peur du moustique lui ! En cette période de vaches maigres concernant les artistes nationaux sur notre petit territoire insulaire, lui, sans se poser trop de questions, a bravé les océans, englouti les kilomètres pour venir offrir trois concerts à une île qui, il faut le reconnaître, avait besoin de se sentir aux yeux d’un artiste autre chose qu’un caillou peuplé de moustiques ravageurs dont on peut annuler le rendez-vous d’un simple claquement de doigt. Je ne citerais personne…
Pour Alexis HK, c’est sa première fois avec l’île, et il nous confie que pouvoir faire trois représentations lui a permit de poser un peu les amarres, et de savoir apprécier à sa juste valeur la nature, les paysages, mais aussi les gens. « J’ai vraiment rencontré des personnes fabuleuses sur cette tournée à La Réunion. Tous les organisateurs des différentes salles de spectacles ont été très sympas (Palaxa, Bato Fou, Kabardock, ndlr). Quand je disais en Métropole que je partais à La Réunion, les gens me regardaient avec de gros yeux et ne pouvaient s’empêcher de me mettre en garde, mais franchement je ne regrette pas, bien au contraire, et puis ce n’est qu’un moustique. On se protège un minimum, et tout se passe bien. » Tant mieux de te l’entendre dire ! Il nous avoue aussi être attristé par cette surmédiatisation en métropole par rapport à ce qu’il a pu constater, concrètement, une fois sur le terrain.

Puis, le contrat de Ziksako amplement rempli grâce à leur trois quart d’heures d’une prestation acoustique saupoudrée de charmes réunionnais eux-mêmes bigarrés d’une teinte malgache, Alexis commence son concert, tout juste accompagné d’un accordéon vibrant et mélancolique, pour débuter ce qui va finir, et pour finir, terminer ce qu’il finira par débuter… mais je m’emmêle le stylo. Difficile d’expliquer ce voyage intergalactique aux interludes de one man show très raffiné où sont passés en revue les différentes périodes de la vie d’un homme, de son adolescence, à ses 30 ans. « En fait, j’ai commencé à écrire des chansons très jeune » nous confie-t-il, « et en concert quand je joue celles-là, j’essaie de me remettre dans la peau de l’ado que j’étais, la raison qui me poussait à écrire ces textes ». Ce petit côté théâtral ajoute encore à la qualité générale de la chose, croyez-moi.
Hélas, toutes les meilleures choses ont une fin. Non, je n’ai pas la prétention de parler de mon modeste gribouillage, mais bien du concert d’Alexis HK. Les choses simples sont bien souvent les plus belles, et c’est ainsi qu’il en est pour sa musique mélodieuse fardée sans excès d’accordéon, de xylophone ou encore de flûte, le tout accompagné de textes qui forcent tout les pisses copies à se rendre compte une fois pour toute de la juste valeur de leur bien triste capacité d’écriture. Oui, cette fois j’ose faire allusion à mon travail !
Alexis HK en est à son deuxième album, le troisième est en train d’être enfanté par cet histrion qui hisse encore un peu plus la chanson française au niveau que l’on l’aime, c'est-à-dire au degré où on ne s’ennuie pas ! Son voyage intergalactique nous aura permis de passer un moment d’allégresse, nous autres réunionnais emmoustiqués et même tristement endeuillés récemment par une falaise meurtrière. En passant également par des reprises de MC Solaar, ou de « Comme une vierge » de Madonna (il fallait oser !), il réussira même, avec un dernier morceau aux accents de musette, à faire danser la salle du karbardock en guise de clôture à son spectacle, et ce, toujours dans le souci de chouchouter son public comme lui seul sait si bien le faire.
RECHERCHER

Devenez fan de notre page spéciale promotions à la Réunion et restez informé des meilleures offres vacances !