Evariste Parny

Culture Reunion

Evariste Parny Culture Reunion

Evariste Parny

evariste parny

Avec Antoine Bertin, il fut l’un des premiers poètes de La Réunion. Ses « Poésies romantiques » ont été un des plus grands succès poétique du XVIIIème siècle.

Né en 1753, tout juste un an avant Bertin, il est également fils d’officier. Il part, toujours comme Bertin, en métropole en 1763 avec deux de ses frères pour parfaire son éducation à Rennes. A force d’établissement religieux, il sentira la vocation en lui et fera jusqu’à 6 mois de noviciat avant de faire marche arrière pour suivre comme ses frères la voie paternel, celle des armes.
Il va alors fonder avec ses amis militaires, dont Bertin, la « Caserne », sorte de repaire de poètes. Il entre dans la garde du roi, et devient donc un familier du milieu courtisan. Il retourne à l’île Bourbon (La Réunion) en compagnie d’un de ses frères, leur père veut les faire travailler à l’entreprise familiale (élevage, canne à sucre, café) préparant ainsi sa relève. Mais Parny ne l’entend pas ainsi, et profite de son élégance et de sa position de courtisan parisien pour séduire une jeune fille à qui il donne des cours. Cette liaison donnera naissance à son œuvre la plus connue, les « poésies érotiques ». Mais le poète commence déjà à se lasser de Bourbon, et à regretter de plus en plus sa vie parisienne. Il revient donc à Paris en 1776, l’âme en peine de n’avoir pu épouser la jeune fille dont il était tant épris. En effet, son père refusa qu’il épouse une roturière. Il se met alors à composer comme son ami Bertin des poèmes plus romantiques.
A la mort de son père en 1783, il rentre à Bourbon pour s’occuper des affaires liées à la succession. En 1785, il ira en Inde ,celle-ci lui dévoilera bien des charmes ,qui lui inspireront « les chansons madécasses ». De retour en France en 1787, il est accueilli avec tous les honneurs à la cour. Mais la révolution frappe en 1789, et il se retrouve, comme beaucoup d’autres nobles de l’époque, ruiné. Heureusement en 1796 il accepte un poste au ministère de l’instruction publique. Il publiera bon nombre d’ouvrages jusqu’en 1810, mais aucun n’aura la fougue et la ferveur des « Poésies érotiques ». Après la restauration, il retombe dans la misère. Il mourra en 1815.


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