La Buse Olivier Le Vasseur

Culture Reunion

La Buse Olivier Le Vasseur Culture Reunion

La Buse Olivier Le Vasseur

Tombe de La Buse

De son vrai nom Olivier Le Vasseur, La Buse fut le forban le plus connu qui sévit à La Réunion, notamment pour avoir laissé sur l’île un fameux et très hypothétique trésor.

L’Océan Indien a été dès le XVIIème siècle le terrain de prédilection d’un bon nombre de pirates. Le plus connu pour La Réunion fut Olivier Le Vasseur. Il serait originaire de Calais, et peut-être même un des descendants du premier gouverneur de Saint Domingue. Mais le peu d’informations véritables incite à prendre ses renseignements au conditionnel. Il commença sa carrière de Pirate, si l’on peut parler ainsi, en 1719 du côté de la Sierra Léone. Il fut le successeur d’un célèbre pirate nommé Moody, et commença avec ses compagnons ses premiers coups en dévalisant les navires marchants qui viennent y faire escale. Plus tard, il décida d’aller plus loin, et passa donc le cap de Bonne Espérance pour arriver dans l’Océan Indien.


Il deviendra alors le capitaine du vaisseau « Le Victory ». Il longera la côte d’Inde pour faire quelques prises, mais la misère pour lui et ses compagnons l’obligera à piller dans l’archipel des Laquedives. Mais très vite, ces petites îles apparaissent également sans importance, et alors La Buse , vers 1720 décide d’aller plus à l’Est, vers Madagascar et les Mascareignes, où justement des navires français de la Compagnie des Indes doivent souvent faire des escales sur une île nommée « Ile Bourbon ». Après une halte à Maurice, le navire de La Buse, accompagné du navire « La Fantaisie » du pirate Taylor, arrive à Saint Denis le 20 avril 1721. Mais les navires de la compagnie de Indes ne s’y trouvent pas, mais seulement celui en réparation de l’ancien vice roi des Indes, le Comte d’Ericeira. Qu’à cela ne tienne, La Buse prendra d’assaut le vaisseau d’Eceira. Celui-ci sera volé par « Le Fantaisie » qui le remorquera au large, et « Le Victory » ira lui en baie de Saint Paul. Là-bas, La Buse sera plus chanceux, et trouvera un navire marchand hollandais, la « Ville d’ostende ». La Buse vole le navire, et repart le 24 avril en direction de Madagascar où sera partagé le butin commun avec Taylor. Mais manquera à l’appel le « Ville d’Ostende », car les pirates chargés de piloter les vaisseaux étaient tellement saouls que les prisonniers réussirent à récupérer le navire. Le 30 décembre 1721, La Buse prendra puis brûlera le navire de la Compagnie des Indes la « Duchesse de Noailles ». A cette date également, La Buse change de navire pour commander « La vierge au cap ». Peu de temps après, La Buse et Taylor se disputent apparemment, et Taylor cède l’Océan Indien à La Buse et repart en Atlantique.

La chance semble quitter également La Buse, puisqu’il s’échoue dans le sud de Madagascar avec la « Vierge au cap », et on n’entendra plus parler de lui pendant près de deux ans. Le 25 janvier 1724, un pirate du nom de Clayton débarque à St Denis pour demander en son nom et celui de La Buse une amnistie. Le lendemain leur est accordée l’amnistie, toutefois sous certaines conditions, comme rapporter 35 tonneaux de riz. Mais jamais La Buse ne rentrera pour autant à l’île Bourbon. Durant cette période, il sera toujours à Madagascar avec une quarantaine d’hommes à guerroyer aux côtés de certains chefs de tribus. C’est en 1730 qu’un certain capitaine Dhermitte, qui fait escale à Madagascar avec sa bien triste cargaison d’esclaves, prend alors en son bord La Buse qui veut rentrer à l’île Bourbon. Mais l’accueil que lui réserve les autorités n'est pas celui qu’il avait espéré. Alors qu’il avait été amnistié 8 ans auparavant, il va être jugé pour la prise de la « Vierge au cap », la « Ville d’Ostende », et aussi l’incendie de la « Duchesse de Noailles ». Le 7 juillet, Olivier Le Vasseur dit « La Buse » est donc pendu haut et court.


Cependant, même si l’on peut voir sa tombe au cimetière marin de Saint Paul, il ne s’agit aucunement de sa véritable tombe. En effet, le cimetière n’existait pas encore à l’époque de La Buse. On ne sait pas où repose son corps, ni même s’il ne fut pas plutôt brûlé.

Le trésor de La Buse

La Buse aurait jeté dans la foule le jour de sa pendaison un papier où serait indiqué à qui arriverait à le déchiffrer la cachette d’un trésor. L’histoire semble évidement plus proche d’une légende que d’une vérité. Mais peut-être que fiction et vérité se mélange, car un plan de trésor fut découvert dans un livre ancien, sans rapport pourtant avec La Buse. Voici ce qu’il y est écrit : « Iles Mascareigna, 1701. Je soussigné capitaine de frégate ayant obtenu grand avantage sur mon ennemi après un combat naval des plus terribles, j’ai mis sous la garde de Dieu l’or et l’argent de Sa Majesté très Chrétienne, dans une ravine près de Saint Gilles, entre deux tamarins et à la profondeur de quinze pieds. » Apprentis chercheurs de trésor, à vos pelles et pendules !


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