Case creole reunionnaise

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Case Creole Reunionnaise

La case creole reunionnaise
La principale caractéristique de la case créole tient beaucoup plus de son organisation spatiale, quasiment constante, qu’au choix (contraint par les violentes conditions climatiques) du principal matériau de construction et de sa mises en œuvre, le bois, facilement remplaçable et qui était présent en abondance sur l’île.

La parcelle est complètement occupée. La clôture qui enserre toute la surface est une marque d’appropriation plus symbolique que défensive. Au moins deux entrées aux fonctions distinctes permettent d’y pénétrer. Sur le devant, côté rue, l’entrée la plus élaborée (souvent marquée par un portail en pierres, nommé barreau), est à l’usage des étrangers à la famille. Sur le côté de la parcelle, l’entrée secondaire est réservée aux intimes.

Entre le barreau ("barro" : grand portail) et la maison, un jardin d’agrément, soigneusement aménagé, accueille le visiteur. C’est un lieu de représentation. Il donne accès à la varangue, véranda ouverte sur le jardin de devant, lieu de transition entre l’espace public et l’espace privé. La varangue est un élément caractéristique et essentiel de la case créole, qu’elle soit construite hors-œuvre, demi hors-œuvre ou en œuvre, axiale ou non. Elle est le lieu le plus soigné, dans son décor extérieur, très coloré, à motifs de lambrequins, de pilastres, ou floraux, comme dans son décor intérieur, meublé plus précieusement que n’importe quelle autre pièce de la maison.

Le logis, bâtiment principal presque toujours de plain-pied, s’organise souvent symétriquement, autour de la varangue. De part et d’autre de celle-ci, les chambres, sont un espace strictement privatif. Sur l’arrière de la maison se trouvent les pièces de jour réservées à la famille, pour les repas et la toilette. Le logis est couvert d’un toit de tôle, à longs pans parfois complétés de croupes et décorés d’acrotères.

Les autres corps de bâtiment sont organisés autour de la cour de derrière, réservée à la famille et aux intimes, celle à laquelle on accède par la porte secondaire sur le côté de la parcelle. La cuisine d’abord, nommée « le boucan », qui fait fréquemment face à la façade postérieure du logis, construite en pierres, en raison des risques d’incendie, parfois réduite à un simple mur contre lequel est appuyé un toit en appentis. Dans les cases les plus récentes, ou à l’occasion d’une restauration, la cuisine est venue s’adosser au corps du logis principal, voire s’y intégrée. Les autres corps secondaires, en nombre variable, abritaient les latrines ou les animaux, voire, dans les cases les plus importantes les domestiques ou les travailleurs attachés à la maison.

Un élément particulier intrigue généralement le visiteur : le guétali. C’est un édicule carré construit à un angle du terrain et qui surplombe la rue. Sur un soubassement de pierres, quatre poteaux supportent un toit en simple ou double bâtière. Les côtés sur la rue sont fermés par des panneaux ajourés qui permettent aux occupants de voir les badauds sans être vus.

Evidemment, quelle que soit l’importance du propriétaire, sa classe sociale ou l’ethnie dont il est issu, les dimensions du jardin ou des différents corps de bâtiment et la richesse des aménagements varient beaucoup suivant sa fortune et son rang.