Une architecture de qualite

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Une Architecture De Qualite

Une architecture de qualite
A la Réunion, et surtout à Saint-Denis, les constructions retrouvent une élégance que la période révolutionnaire avait fait oublier. Ce phénomène se poursuivra tout au long du 19ème siècle, jusqu’à la fin de l’économie sucrière.

C’est donc à Saint-Denis (capitale administrative et surtout économique), que sont les plus beaux exemples de cette nouvelle vague d’urbanisation. Situés pour la plupart dans la vieille ville, ils sont tellement imprégnés de tradition architecturale locale qu’ils se fondent totalement dans la masse des bâtiments préexistants.

Les bâtisseurs locaux n’ont guère d’autres références stylistiques que celles de la Compagnie des Indes et de l’Administration Royale. Le renouveau économique profite à tout le monde et si la Bourgeoisie réunionnaise renouent avec une politique de construction copiée sur les productions de la Compagnie des Indes et de l’Administration Royale, elle met un point d’honneur à une conception aussi belle, voire supérieure.

Là encore, se situe toute la difficulté de dissociation des bâtiments du 18ème de leurs copies du 19ème siècle. Les Réunionnais s’y perdent d’ailleurs aussi, nombres d’édifices étant considérés aujourd’hui comme datant de la Compagnie des Indes alors que largement postérieurs. Un immeuble de Saint-Denis appelé « bâtiment de la Compagnie des Indes » en est un parfait exemple.

D’abord, il est trop haut, ensuite en pierres taillées alors que la Compagnie des Indes privilégiait le crépis, et surtout avec des portes-fenêtres à chaque étage prévues pour des balcons. Or, le phénomène du balcon ouvragé est tardif et caractéristique du 19ème siècle à la Réunion. Il s’agit plutôt d’un édifice, très soigné par ailleurs, bâti entre 1820 et 1850.